Culture

Michael Uras : la Sardaigne au cœur de son nouveau roman

Michael Uras, auteur franc-comtois, revient avec un nouveau roman plein de couleurs et de soleil : “La Maison à droite de celle de ma grand-mère” (Préludes éditions), en lice pour le prix Marcel Aymé et le Prix Méditerranée.

Quand avez-vous commencé à écrire ?
Je ne saurais dire quand j’ai commencé à écrire. Il me semble avoir toujours vécu dans un monde où je racontais des histoires. Comme si j’avais été embarqué malgré moi dans un récit gigantesque.

Où trouvez-vous l’inspiration ?
L’inspiration vient en écrivant ! Il faut écrire pour entretenir la flamme. Pour paraphraser Cesare Pavese, je dirais que le “métier d’écrire” ne doit jamais s’interrompre. Tout peut influencer : une rencontre, un film, une chanson… Tout nourrit l’imagination. Même si l’on en est pas conscient immédiatement. Pour écrire mon dernier roman, “La Maison à droite de celle de ma grand-mère”, dont l’action se passe en Sardaigne, j’ai beaucoup puisé dans mes souvenirs d’enfance. Toutes les choses vécues sur l’île il y a bien longtemps ont resurgi.

Comment écrivez-vous ? Avez-vous une méthode ?
En général, je pars d’un personnage (par exemple celle d’un bibliothérapeute pour mon 3e roman) et je tisse une histoire autour de ce dernier. Le centre est toujours le personnage. Sans lui, pas d’histoire ! En ce qui concerne le moment de l’écriture, disons que j’écris quand je le peux. Pas facile de concilier mon autre “métier” (enseignant), la vie de famille et l’écriture. Je passe d’une activité à une autre. Toutes se mélangent. Je n’oublie cependant pas que j’ai choisi d’écrire, ce n’est pas une obligation. Divertir, faire sourire, émouvoir les lecteurs est une belle récompense.

Est-ce qu’il y a un point commun qui relie vos romans ?
Je crois que le point commun à tous mes romans est le rapport à la littérature. Chacun de mes personnages vit à proximité des livres, les aime et en retire quelque chose. C’est ce “quelque chose” qui m’intéresse.

Avez-vous des projets en cours ou des envies à venir ?
J’ai enchaîné assez rapidement mon 3e et mon 4e roman. Je travaille actuellement sur le 5e. Je prends mon temps. Mon personnage est là, avec moi. Il ne me quitte plus.
J’ai également participé à deux projets qui me tiennent à cœur. J’ai écrit un texte pour le recueil “L’Amour c’est…” initié par Jack Koch (à paraître au Livre de poche en octobre) au profit de l’association “Le rire médecin”.
Enfin, j’ai travaillé avec le peintre et sculpteur italien Pino Deodato. Notre travail commun sera exposé à Mantoue lors de l’exposition Inchiostro, début septembre.

La maison à droite de celle de ma grand-mère

© Editions Préludes

“Giacomo, ne tarde pas. Les médecins sont formels, la fin est proche.” C’est ainsi  que notre héros, un jeune traducteur espiègle et rêveur, retourne sur l’île de son enfance, où sa grand-mère est au plus mal. Et alors qu’il doit rendre un travail sans tarder, soudain, c’est toute la Sardaigne qui le retient : Maria, sa mère, qui n’a jamais vraiment compris pourquoi son fils adoré l’avait quitté, Mario le père taiseux, l’envahissant oncle Gavino, Manuella l’épicière du village, dont Giacomo était secrètement amoureux quand il était enfant, lajolie dottoresse Alessandra, qui s’occupe de la nonna à l’hôpital, Fabrizio, l’ami d’enfance au corps cabossé et au grand cœur, et, surtout, le mystérieux Capitaine, figure tutélaire et énigmatique… D’une crique perdue aux ruelles pittoresques que bordent les maisons de couleur, entre une bouchée de dolci et les pastilles miraculeuses du docteur Ignazio, pas de doute, la maison de Giacomo est une île. Mais pourra-t-il en repartir ?

Avec ce nouveau roman, c’est une véritable déclaration d’amour à la Sardaigne que propose Michaël Uras, mais aussi une ode aux petits bonheurs et aux joies simples de la vie, le tout porté par une écriture malicieuse et entraînante. Dépaysement et plaisir garantis.

Prix de vente : 15,90 € TTC
Disponible sur www.preludes-editions.com

 

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