Vie quotidienne

Des cigognes dans le ciel franc-comtois

cigognes dans un nid sur un toit

La migration des cigognes, échassier emblématique de l’Alsace, a repris il y a quelques jours. Elles migrent de l’Europe du Nord jusqu’en Afrique en survolant la Franche-Comté. Il n’est pas rare de pouvoir observer ces oiseaux dans le ciel franc-comtois puisque les villes de Montbéliard, Besançon et Lons-le-Saunier se trouvent pile sur l’axe migratoire.

Le grand départ est annoncé. Généralement, les cigognes entament leur migration dès la mi-août et jusqu’à la mi-septembre. Elles empruntent deux axes différents, selon si elles se rendent à l’Ouest de l’Europe et de l’Afrique (Espagne, Maghreb, Niger, Cameroun, Mali…) ou à l’Est de l’Afrique (Kenya, Tanzanie, Mozambique, Afrique du Sud…). Elles survolent alors, soit le détroit de Gibraltar, soit le détroit du Bosphore, pour éviter la longue traversée de la Méditerrannée. En faisant parfois étape dans la région. Cela a pour conséquence d’amuser les habitants, peu habitués à cette présence.

Sous surveillance

La LPO Franche-Comté (Ligue pour la Protection des Oiseaux) invite les plus observateurs d’entre vous à signaler la présence des cigognes en Franche-Comté sur leur site internet. Il vous suffira de renseigner le nombre de cigognes, la date et l’heure d’observation.
Avec ce simple renseignement, les ornithologues peuvent en savoir plus sur les stratégies migratoires des cigognes.

Cigognes en plein vol
© Soumadeep Das

Un oiseau de légende

Selon la légende alsacienne du Kindelesbrunnen, c’est les cigognes qui apportaient les bébés à leurs parents. Elles les transportaient de la cathédrale de Strasbourg jusqu’à leur berceau, dans un linge, à l’aide de leur long bec. Cette légende a fait son apparition dans les années 1850. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare de voir des cigognes sur les faire-parts de naissance. Elles restent un emblème des nouveaux-nés.

zoom sur une tête de cigogne

Tags: 0